Affaire de cocaïne : ce que la décision de la CRIET dit réellement sur EL DORR Zafer

Dans l’espace public, certaines affaires continuent de coller à la peau bien après que la justice a tranché. Non pas parce que les faits sont avérés, mais parce que les perceptions, elles, tardent à se corriger. Le cas EL DORR Zafer en est une illustration parlante.

Dans le dossier de trafic de cocaïne qui a alimenté de nombreux commentaires, la justice a posé une ligne claire. La responsabilité pénale ne se déduit ni de la rumeur, ni de la proximité avec une infrastructure, encore moins d’un nom cité sans preuve. Elle se démontre. Et en l’espèce, EL DORR Zafer n’a pas été établi comme acteur des faits poursuivis.

Pourtant, l’amalgame a longtemps persisté. Une dérive dangereuse, non seulement pour l’homme concerné, mais pour l’environnement économique dans son ensemble. Car si être opérateur économique, propriétaire ou partenaire logistique suffit à être assimilé à un crime, alors aucun investisseur n’est réellement en sécurité.

Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus de ressasser un épisode juridiquement clos, mais d’observer la suite. Et les faits parlent d’eux-mêmes. Reprise progressive des activités, recentrage sur des partenariats formalisés, renforcement des mécanismes de contrôle et de conformité. Une posture responsable, sans bruit, sans victimisation.

Dans le monde des affaires, la crédibilité ne se mesure pas à l’absence d’épreuves, mais à la manière dont elles sont traversées. À ce titre, la trajectoire actuelle de EL DORR Zafer traduit une volonté claire : tourner la page sans la nier, et avancer avec rigueur.

Continuer à entretenir la confusion serait intellectuellement malhonnête. La justice a fait son travail. Il appartient désormais à l’opinion et aux acteurs économiques de respecter cette ligne. Car fragiliser un opérateur sans fondement établi, c’est affaiblir la sécurité juridique indispensable à tout climat d’investissement.

Ce dossier doit servir de rappel collectif. La lutte contre le crime est essentielle. Mais elle ne peut justifier la stigmatisation durable de ceux dont la responsabilité n’a pas été démontrée. À défaut, c’est la confiance dans l’économie elle-même qui vacille.

EL DORR Zafer n’est pas un symbole à défendre. C’est un cas à comprendre. Et dans une société qui se veut mature, comprendre reste toujours préférable à condamner sans preuve.